J'bois jamais trop mais j'bois assez.

J'ai eu ma licence avec mention, mention très bien, paraît que c'est très bien, les parents de mon cher et tendre étaient plus contents que les miens, quant à moi, je m'en tape, ça devient triste.
Enfin, je suis sûrement contente dans le fond. Faudra que je réflechisse.
Je mate des " Sex and the city ", c'est vous dire, je m'amuse bien, le pied.
Je revois une ancienne copine qui a fait semblant de ne pas me voir à la fête de la musique, qui pleure que je lui manque et que la perte de sa meilleure amie (comprendre : moi) lui pèse tellement qu'elle a préféré ne plus me parler pendant de longs mois parce que quand même, notre relation était putainement unilatérale.
A côté de ça, mon amie de toujours repasse une journée pour son anniversaire, entre l'Espagne et l'Angleterre, et wahoo ce que je l'adore. On a parlé l'autre jour, longuement, bourrées, et elle me connaît, elle m'a connu petite, quand je phasais, elle m'a vu me détruire. Elle m'a dit " tu me faisais penser aux poètes maudits, à écrire tout le temps comme une ouf sur tes feuilles " et puis moi j'me disais que quand même, les amis, c'est chantmé.
J'ai vu une pote hier, et j'en avais un peu marre qu'elle me soutienne qu'on était pareille, qu'elle dise des choses pour me plaire, qu'elle me parle de dépression et de souffrance, parce qu'elle a tout fait pour avoir une raison d'aller mal, alors qu'au départ, je vous jure que je m'en serais bien passée.
On a parlé de mecs et on disait qu'il ne fallait pas vouloir à tout prix que les gens restent amoureux de nous, il fallait vouloir leur bonheur, et si ça devait passer par le fait qu'ils nous haissent, tant mieux pour eux tant pis pour nous. Il ne fallait pas être ambigü mais bel et bien clair.
Et je me suis dit : et lui ? N'a-t-il pas été clair avec moi ? Ai-je été aveugle ? De ces personnes qui s'accrochent, comme dans les films, et qui ne comprennent pas alors que ça crève les yeux.
J'ai toujours eu l'impression d'être extralucide.
Mais le pessimisme n'est pas forcément synonyme de lucidité.
Oui, certainement, on peut se voiler la face.
J'ai dormi chez moi et seule cette nuit, et j'ai bien dormi. Longtemps et bien.
Des personnes du passé surgissent pour me proposer que l'on se voit, pour me dire qu'elles pensent à moi. Je suis un peu paumée parce que je ne sais plus vraiment qui je suis, on m'a séparé de ma dépression et il va falloir que je trouve autre chose pour me définir et putain c'que c'est dur.
Je ne me plains pas, bien sûr, mais ne plus avoir le bras ensanglanté, ça ôte une grande partie de ce que j'étais. Ne plus trop pleurer, ne plus trop crier, ne plus trop se taper la tête contre les murs. Mais bon, l'alcool m'appelle toujours et je n'y peux rien. Peut-être devrais-je me faire soigner ? Non.
J'ai lu que les dépressifs estimaient que tout était une question de volonté, Même s'ils vont mal, ils pensent qu'il suffit de se secouer pour aller mieux. Ils ne considèrent pas leur état comme une maladie mais pensent simplement que c'est une question de caractère. Tant qu'ils arrivent à faire face à leurs obligations professionnelles et familiales, ils n'estiment pas avoir besoin d'aide. Ils ne croient pas aux médicaments et pensent que ça ne soignera pas la "vraie cause". Ils sont tellement habitués à se sentir mal qu'ils n'arrivent même plus à imaginer se sentir bien, et donc ne peuvent même plus le souhaiter. Ils arrivent à se revaloriser en se donnant une image d'elles-mêmes "dures au mal", et c'est aussi pour ça qu'ils ne veulent pas aller voir de docteurs.

Et bien tout ça, tout ce qui est dit là et qui "caractérise" les personnes dépressives, je croyais qu'il s'agissait de moi.
Ca m'a fait flipper de lire ça. C'est moi. Tout ça c'est moi.
Ca donne envie de hurler.

Aujourd'hui je vais mieux.
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# Posté le mercredi 24 juin 2009 08:23

bon ben, voilà quoi. LOOSEUSE !!!

Des ganglions dans le cou, puis sous le bras en me réveillant. Je suis pâle, j'ai la tête qui tourne, je suis stressée et pourtant, enfin en vacances, je cherche un job, je deviens liquide au soleil, tout se mélange.
Son ex qui est redevenu son copain ne me contacte plus, chantmé.
Je ne mange plus, je bois, c'est pas très équilibrée mais c'est sensat'. Dommage que je sois malade.
J'ai mal à la gorge et mal au ventre. Jesus Christ, comme ils disent dans les films américains. Et avec l'accent en plus. La folaïe. (c'est comme folie mais avec l'accent. Faut suivre, merde.)
J'ai revu mon ex après lui avoir dit que je ne voulais plus le voir, ce qui a engendré un coup de fil avec à l'autre bout du combiné une voix d'enfant apeuré. On se revoit pas demain car on est tous les deux chez le toubib, mais après-demain.
Une pote m'accompagne demain, histoire d'être sure que je ne vais pas m'enfuir. Des années que j'ai pas été chez le docteur - seulement les Urgences en nocturne, c'est plus rigolo, et puis l'housto pour le dépistage du sida aussi of course - j'ai peur, j'aime pas, ça sent la mort. (amis médecins, bonjour.)
Bref, j'ai pris mon courage à demain, et oui, car j'ai reporté l'appel téléphonique pendant une semaine. Mais le ganglion de la nuit dernière, petit bijou de douleur, m'a persuadé. J'ai donc pris mon courage à deux mains pour de vrai cette fois là, et j'ai essayé de joindre pendant une demi-heure ce putain de cabinet médical. Que du bonheur. Mais j'ai fini par réussir puisque j'ai rendez-vous demain. Ca va, pas trop perdus ?
J'ai vu souvent ma pote, M, et on s'est un peu égaré, j'ai un peu parlé. Le fait que je n'avais pas brisé le silence, le fait que lorsqu'on pleure, c'est quasiment un viol si votre cher et tendre vous tringle pendant ce temps en se foutant royalement que vous soyiez en train de chialer. Ce genre de choses sympathiques. On a fini bourré bien sûr. Remarque, on a commencé bourré, ça aide.
Les vacances s'annoncent, bien ou mal peu importe, je suis rattrapée par la dépravation non seulement du corps mais un peu de l'esprit, phase d'abattement post-traumatique et post-partielique qui me donne envie de courir après le premier alcoolique venu pour lui dire que moi aussi, putain, je peux comprendre ce que c'est que d'être malheureuse, même si mon sort est sûrement plus enviable.
Etrangement je ne le fais pas.
J'aimerais pleurer avec quelqu'un, certains soirs.
Mais pour quoi faire ?
# Posté le mardi 02 juin 2009 15:26

Jalouve.

Je suis jalouse. Je suis une grosse vénère de la vie. A chaque fois que je les revois, l'une ou l'autre, je ne suis pas bien. Mes copines du lycée; Qui se sont adorées, détestées, rabibochées.
Et puis l'autre qui m'a fait la gueule parce que notre relation était "unilatérale".
Et qui a demandé à sa mère de demander à son ex au téléphone de ne plus me parler. Je reformule parce que c'est pas clair : cette salope, après avoir trompé son mec, l'avoir traité comme une merde, 'l'avoir jeté de manière horrible alors que c'est la personne la plus gentille que je connaisse, ne supporte pas que je vois ce garçon. Et alors que ce même garçon téléphonait à la mère de cette fille - oui, y'a des fous partout - la mère en question lui a demandé de ne plus me voir parce que ça perturbait sa pauvre petite fille.
Je leur chie dessus.
Hier, mon autre amie qui est maintenant devenue très proche - redevenue, pardon - de la psychopathe (alors que la psychopathe lui a fait perdre tous ses amis et l'a traitée de pute pendant un an et demi) m'a expliqué que P. (c'est le nom de la folle. Oui, je suis méchante, rien à battre, j'aime les blogs anonymes) s'était rendu compte qu'elle avait fait des conneries, qu'elle aimait en fait son ex à la folie houlalahoulalala et qu'elle voulait se remettre avec. Demain ce sera chose faite, je crois.
" Elle a muri, tu sais " m'ont dit l'ex et la copine.
M'en branle.

Ah oui, pour resituer la personne. C'est pour cette fille que je ne suis pas sortie avec le mec dont je parle tout le temps. Parce qu'elle était amoureuse de lui et me l'avait présenté pour que je lui dise ce que j'en pensais.
Et l'année dernière, cette super amie m'a reproché de ne rien faire pour elle.
Alors que j'ai passé deux années à morfler, deux années à flirter avec la mort pendant qu'elle se concentrait sur elle. Elle. Elle.
Je suis dégoutée.
Pourvu qu'elle ne fasse pas de mal à son ex. J'ai tellement peur pour lui.
Elle ne le mérite pas.

Et je dis ça .. Mais au fond, je l'aime bien.

Je me hais =)
# Posté le lundi 18 mai 2009 06:10

projet.

Je fais un tour sur FB, je vois qu'il a posté une vidéo, je clique. Je me dis "t'es conne" et "à chaque fois c'est pareil, tu vas fouiner. Qu'est-ce que tu cherches?"
Alors je me persuade que c'est une habitude "mais regarde, tu ne ressens plus rien, hein? c'est super ça. Cette fois c'est fini".
Ca fait quatre ans que je me dis ça.
Alors je vois qu'on lui a laissé un post sur son wall (vive FB). Genre " blabla ... Mais ta chère et tendre blablabla".
Hein ? Qui ? Je le savais, c'était sur !
J'épluche ses photos. Je les connais par coeur. Toutes ces filles dont certaines ont mon prénom et même mon surnom. Je les hais. Laquelle ? Aucune info.
"putain mais tu le savais, c'était sur, tu le connais. Bien sûr qu'il se tape quelqu"un. Et avec elle, comment ce sera ? Il y croit ? Il se lassera vite comme il le fait toujours ?"
Bon sang, je suis conne. Je quitte la page.
Et je me reformule le voeu qui m'avait réveillé le coeur battant un jour.
Dans les films, l'amour est l'histoire d'une vie. Les romans décrivent des obsessions.
Peu importe ce qu'il fait, où il va. Lui oublie. Moi pas.
Mais il ne peut pas se douter que mon ombre le guette.
Que ce soit dans cinq ou vingt ans, peu importe, un jour il sera fou de moi.
Je ne le serai plus, moi, mais je triompherai.
Je ne le suis déjà plus. Je veux ma revanche. Je veux qu'un jour, il me traque sur le net, il attende de me croiser. Peu importe ce qu'on devient, qu'il soit laid, con, égoïste et prétentieux.
Un jour, il m'aimera.
Et ce sera trop tard.
J'ai appris l'absence et l'indifférence. Le temps n'a plus d'importance car j'ai appris à vivre ailleurs. J'ai appris à connaître des personnes extrordinaires. Il n'en fait pas partie. Il était juste là au mauvais endroit, au mauvais moment. Je me suis faite foudroyer. Tant pis, c'est comme ça.
Mais un jour, ce sera son tour.
Ouais, je ressemble à ces psychopathes à qui on a envie de dire " passe à autre chose ma grosse". Mais je m'en fous.
Je n'ai pas envie de ses bras, de l'embrasser, j'ai oublié son visage. Je n'ai jamais vraiment aimé sa gueule. Tout est à l'intérieur. Tout a toujours été à l'intérieur. J'ai ... intellectualisé le bordel. Il y a bien longtemps. Il n'est même pas quelqu'un. Juste un éclat resté planté dans mon coeur.
Je ne suis pas folle. Il y a quatre, cinq ans, ça aurait pu être beau.
Putain, je n'y crois pas. Vraiment ; cinq ans ?
Je suis toujours à la même place, sur le même clavier.
Lui, il est loin. Avec des personnes nouvelles.
C'est la différence. Le passé reste gravé en moi.
J'y arriverai. Il ne fallait pas s'attaquer à moi. Ne surtout pas jouer avec moi.

Et ben quoi ? On n'a pas le droit de rêver ?




*
# Posté le lundi 11 mai 2009 04:27
Modifié le jeudi 14 mai 2009 07:15

connard.

Encore tremblante de rage, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé.
Dans le RER avec A., mon mec. Le train est blindé, on est contre la porte du fond. On discute, Je dis un truc comme "c'est n'importe quoi" et j'entends une voix derrière : "de quoi qu'est n'importe quoi?"
Avant que je ne me retourne, A., l'ami de l'humanité, est déjà en train de répondre gentiment. Je tourne le dos à son interlocuteur, parce que je ne sais pas pourquoi mais je le sens mal.
Et ben j'avais raison.
En effet, ce putain de blond aux yeux transparents lui lance :
"ah je croyais que tu lui disais que t'étais un bolosse".
Je lui dis : "ouais voilà. C'est pour ça que je lui ai dit que c'était n'importe quoi".
" - ah ben non c'est pas n'importe quoi, hein."
Je ne lui réponds pas pendant qu'il répète cette dernière phrase trois fois. Ce morveux qu'a notre âge. Je continue à parler à A. Mais le connard revient à l'attaque.
- " tu veux pas me la louer ? 20 ¤. Pour la soirée. "
A. répond que ça va pas être possible.
" - stp, on cherche des meufs".
Je murmure que ce n'est pas gagné pour lui et essaye de l'ignorer mais il repart.
- " Elle suce ? Sodomie ? On est avec des potes. On va la faire tourner, tranquille."
A. n'a plus envie d'être gentil. Quant à moi, je commence à bouillir intérieurement. Je sais que tout le monde nous regarde. Y'a un mec juste à côté de moi, collé à la porte, qui fait mine de regarder à travers la vitre.
A. dit au pervers d'arrêter de déconner. " Mais je viens à sa place voir tes copains si tu veux."
J'ai peur que le psychopathe ne commence à s'exciter mais il passe d'abord aux menaces.
- " Nan nan ça leur plaira pas. Surtout que c'est que des renois, alors c'est sûr qu' ils vont te casser toutes tes dents. Toutes tes petites dents, on va te casser."
A. lui répond sarcastiquement : " c'est bien connu que les renois cassent les dents des gens".
Mais l'abruti est incapable de saisir la moindre nuance d'ironie je crois, ainsi que de voir à quel point ses propos sont racistes.
Je me colle à A. et lui parle d'autre chose, trop peur que ça dégénère.
Le RER arrive à une gare et le gros con se casse.
Pendant toute la scène, je suis zen.
Mais en sortant du train, une station plus tard, je sens la colère qui monte.
Le sentiment d'être humiliée et ne rien oser faire. Putain. Et si je lui demandais de me prêter sa soeur pour la soirée ? Il serait capable de me tuer si j'osais dire un truc pareil.
J'ai la haine.
Et je pars travailler, vite, j'ai un max de taf à faire. Je valide les commentaires prochainement, si, si. Juré.

Je suis triste et en colère.
# Posté le mardi 28 avril 2009 13:48